Pas de jaloux

Jalousie zdagzdaguée

Pas de boue
vendredi 28 janvier 2005.


Babylone se lève au même rythme que le soleil. La transparence des fenêtres ne peut mentir sous la chaleur de la lumière que l’on nomme jour.

Il n’y a que les humains pour mentir dans l’espoir de faire croire à leur bonne convenance que ce qu’ils espéraient être vrai, aurait pu être vrai alors qu’il était le faux. La transparence des fenêtres, elle, ne peut pas mentir... Pas si transparentes selon la position de leur chaleureux astre luminaire, les fenêtres de Babylone ont permis aux animales de Babylone de découvrir le sentiment que l’on nomme aujourd’hui : jalousie.

Le temps d’un jour radieux, comme les espèrent les oiseaux, un homme qui passait là, très triste de sa vie sans en être conscient, se mis à espérait la vie qu’un autre avait construit. A force de l’espérait, il se mis à pensait que seul, lui, était le plus justement promis, à cette vie qu’il rêvait tant.

Ce sentiment a tellement rempli les raisons de l’injustice d’une vie qu’il n’aimait pas, qu’il se fit propriétaire de l’image de cet autre, dont la vie le réjouissait tant. En ce jour si beau de lumières, l’homme rêvant de cette autre vie s’est vu comme l’autre dans le reflet de la fenêtre surexposée. Ravis de l’illusion, l’homme se mis à se sentir des ailes au point de respirer l’air du vent du sud, qui passait alors.En se dirigeant vers la fenêtre, un oiseau volant sous un temps radieux comme il les espère au levé du soleil, se posa sur une branche de l’arbre, ami de la fenêtre à l’illusion. Dans sa trêve à la migration annuelle, l’oiseau espérant de jours radieux pris tous les rayons du soleil pour lui sans en laisser un seul pour les fenêtres. L’homme à l’illusion d’une autre vie qu’un autre homme avait créé, se vit apparaître tel que lui il était. Il ne sait pas si c’était sous le coup des beautés des ailes de l’oiseau au loin mais il se mis à ne plus voir l’autre homme dont il espérait tant la vie dans la transparence des fenêtres.

Sur cet entrefaite, il ouvre la fenêtre pour respirer cet air du sud que suivait l’oiseau migrateur. L’oiseau se mis à chanter une petite chanson, heureux de voir l’homme abandonner ses illusions. Le refrain disait ceci : « je suis toto, je suis total, complètement perdu sans étoiles, comme un oiseau dans le gasoil, un albatros sans idéal ». Alors que l’homme repris en cœur cette petite mélodie, l’oiseau repris son chemin sous l’impulsion d’un courant d’air chaud. Un oiseau migrateur aime migrer où il y a de la chaleur...

L’homme compris à cet instant que ce qui lui manquait était une raison de vivre propre à lui même et que le seul propriétaire de la vie dont il rêvait tant était cet autre homme. Trouver injuste cette réalité, c’était comme de trouver absurde le résultat logique d’une équation mathématique reconnue juste par les scientifiques depuis des années lumières. Etre soi et s’accepter comme tel, c’est accepter les autres tel qu’ils sont. Le seul responsable de ce que l’on est, c’est soi même... En tout cas ce que l’on est n’est pas la faute des autres.

Heureux de la découverte, l’homme referma la fenêtre. Voyant un bon nombre d’amis de la cité de Babylone accuser comme responsables de leur mal-être, d’autres homme à la vie jugée plus jolie, il se mis à rechanter le refrain de l’oiseau migrateur « je suis toto, je suis total, complètement perdu sans étoiles, comme un oiseau dans le gasoil, un albatros sans idéal ». Les oiseaux migrateurs se tiennent compagnie en se chantant des chansons, en se racontant des histoires. C’est ainsi que l’histoire de l’homme à l’illusion avait fait le tour des courants de l’air du sud. Un groupe d’oiseaux savait alors ce qu’il fallait faire pour les hommes de la cité de Babylone en entendant la mélodie. La jalousie a disparu sous l’ombrage des ailes des oiseaux migrateurs, gourmandes des rayons du soleil. Les fenêtres de Babylone s’en souviennent dès que le beau temps les transperce d’une chaleur irrésistible. Les oiseaux migrateurs dessinent dans le ciel en migrant vers le sud, une phrase qui dit ceci : « le plus important c’est d’être pas mort ».



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