Zdagzdaguitation sur la religion

vendredi 18 février 2005.


A Babylone, le voyageur de l’histoire conte le soir aux habitants de la cité, ses pérégrinations autour du monde. Il ne s’essouffle jamais et trouve toujours une nouvelle découverte à partager. Il a parcouru le monde à travers les siècles ce voyageur de l’histoire. A force de s’être posé des questions sans préjugés, c’était comme si, lorsqu’ il commence ses histoires, qu’il se mettait sur un tabouret posé sur la lune, et qu’il bavardait avec son assemblée d’élèves, sans attaches aucunes avec la vie terrestre.

Ce soir, il veut parler d’un phénomène sans frontière. Il avait remarqué que la religion était présente depuis que l’homme pensait, sur toutes les terres peuplées du monde. A la nuit des temps, sur certains continents, il disait que des peuples étaient alors persuadés que les astres étaient des dieux. Le dieu soleil décidait de la lumière. Le dieu du vent décidait de sa force, en relation avec sa colère liée aux actions humaines. Etc.

Pour d’autres tribus, de différents continents, un seul dieu pouvait être le créateur de la vie et du monde. Pour ces humains là, dieu punissait au cas où ils commettaient un acte contraire à sa parole. Dieu déciderait, après le test de la vie terrestre, s’ils étaient aptes à intégrer à jamais le paradis, cette maison de bonheur rêvée. Ailleurs, bien d’autres formes de religion sont nées. Puis l’humain a développé ses capacités à réfléchir. Il a découvert par la science que le vent était un processus naturel explicable. Que l’origine du monde était rationnelle.

Mais la religion n’a pas disparu.

Un penseur qui étudiait alors les processus divers du cerveau humain, expliqua que le fait de croire qu’un dieu pouvait punir ce qu’il jugeait mal, permettait de ne pas se sentir seul face aux choix que demande parfois la vie. Sentir dieu derrière son épaule permettait d’après lui, d’agir avec le poids d’une punition probable, tout comme l’enfant grandit avec le possible coup de bâton des parents après la bêtise. Certains humains qui pratiquaient l’étude des sociétés, ont vu par la suite, dans la religion, le moyen de contrôler les humains par l’auto censure religieuse. Ainsi, les religions pratiquées de façon dominante dans un village, étaient appuyées par l’Etat, imposées à l’école et prises pour base par les tribunaux pour condamner les actions jugées mauvaises par elles mêmes. La police de l’ordre était, la pratique de la religion.

La diversité des religions et le mélange des populations dans le monde a eu pour conséquence dans certains pays, la séparation des règles religieuses et étatiques. Pratiquer une religion est, par endroit ,devenu un droit. Chacun est devenu libre de choisir sa religion, et même, libre de ne pas croire en dieu.

Depuis, et dans la logique de l’augmentation de son pouvoir, l’humain partisan de telle religion où même pensant qu’aucun dieu n’existe, essaye de convaincre les autres que sa pensée est la meilleur. En 2005, certaines terres sont encore le produit de guerres de religion. Certains cœurs humains exclus d’autres sous principe d’affinités religieuses différentes. Les non croyants rejettent les croyants et inversement. Dans un monde difficile, comme j’ai pu le voir et le découvrir dit-il, dans un monde ou la volonté de toujours grandir son pouvoir et son influence afin d’obtenir tous ce que l’on veut parfois au mépris de la vie, j’ai appris à avoir mes convictions mais aussi à respecter celle des autres. Car dans un monde ou le respect de chacune des vies est en perdition et où on laisse crever des personnes juste pour gagner un peu plus d’argent qu’hier, il ne reste pas beaucoup d’arme pour s’en sortir soi même face à cette réalité difficile. D’autant plus que dans ce monde, il est plus facile d’être un menteur pour obtenir ce que l’on veut plutôt que d’être honnête sans se faire abusé par les autres.

Puisqu’il est difficile de trouver sur ce bas monde, de fortes raisons d’être honnête et pas égoïste, je comprends que certains trouve cette force dans la croyance de dieu. Chacun fait ce qu’il peut. Personnellement, je ne crois pas en dieu. Et j’aimerais vous rapporter cette histoire que l’on m’a raconté sur je ne sais plus quel continent. Juste pour vous dire quelle force apporte l’honnêteté sans l’idée de dieu.

Deux personnes avaient une vie traditionnelle. Les deux avaient leur famille, des enfants. Ces deux personnes se sont rencontrées par hasard sur les chemins de la vie. Elles sont tombées amoureuses l’une de l’autre. Personne ne sait pourquoi ni comment, mais ces deux personnes ont fait le choix de ne jamais concrétiser physiquement leur amour sachant par avance que ca leur rendrait la vie quotidienne difficile par la suite. Difficile de regarder sa famille en face, le poids du mensonge sur les épaules, le ressentiment de la trahison par les autres. Le respect de la dignité de chacun fut sauvegardé en ces temps là. La souffrance du choix effectué n’a pas duré très longtemps. Elle s’est transformée en sourire et en fierté. Les deux amoureux sont devenu plus amoureux de la vie par la suite qu’auparavant. Ils ont relevé leur épaules et sont morts tous les deux dis t’on avec le sourire de n’avoir fait de mal à personne alors que tout les y poussé. Ce choix les a transformé selon la légende, en ballon increvable, caressant les joues des humains sur leur passage, de mélodies, Aude à la vie.C’est ainsi que les convictions personnelles respectées ont tenu droit ces deux humains avec autant de feu pour la vie et pour les autres, que les pratiquants religieux prétendent avoir, avec le respect de la parole d’un créateur dont lui seul pourait décider du sourire possible à la mort.



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