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Harmonie sans panique

Vérité zdagzdagpacifique

Energie prolifique
samedi 29 janvier 2005.


Il fut des temps à Babylone, où les animales apprenaient à vivre ensemble. La tour de Babel venait à peine d’être achevée dans sa construction. C’est l’expérience repensée qui permet de parfaire les choses. Ainsi, les erreurs de chacun des animales ne furent jamais condamnées si des leçons en étaient tirées après coup. Et c’est toujours comme cela, chante en boucle, le perroquet sur les toits.

Une des expériences animalesques fut majeure dans l’avènement de la paix à babylone. Heureusement que les enfants existent pour que de leur bouche sorte la vérité. C’est ce qui, en ces temps-là, a sauvé la paix à babylone.

Cette histoire commence comme ceci :

Pour obtenir des logements au sommet de la cité de Babylone, logements bien convoités par les animales, il fallait justifier non pas de richesses économiques - valeur prohibée dans l’appréciation des bonnes âmes - mais d’une activité artistique trouvant une inspiration plus forte à l’approche du ciel. La tour de Babel étant plus étroite à ses sommets, les places se faisaient peu nombreuses tout là haut. Les penseurs de Babylone décidèrent d’opter pour un jeu de hasard - le tirage au sort - pour déterminer les futurs habitants des toits. Ainsi, pensaient-ils, aucuns animales n’aura le pouvoir de choisir arbitrairement les élus des toits. Ils savaient que ce privilège ferrait naître le pouvoir dans les mains du privilégié - le pouvoir du choix - et qu’au pire des cas, il se laisserait corrompre par de basses offres pour prendre ses décisions finales. Malgré le choix de laisser le hasard décider de la suite, un des artistes figurant, très têtu et avare de gloires, se mit à raconter de bien laides choses sur les autres artistes. Sa stratégie était simple : essayer d’obtenir le soutien exclusif des habitants de Babylone dans sa quête des fenêtres donnant sur le ciel.

Ces bien laides choses ont été nommées « mensonge ».

Chacun des habitants prenaient ces mensonges dans leur poche et les répétaient à leur tour, tout en les grossissant d’avantage. Ils trouvaient ce jeu rigolo et plein d’imagination. Cet amusement fut pratiqué par tous les animales de la tour de Babel.

Il fut nommé « rumeur ».

Les artistes victimes, eux aussi, se défendaient par le jeu des rumeurs, et le mensonge se transforma en un nuage gris. Le nuage est devenu si gros, que même depuis les toits, on ne parvenait plus à voir le ciel. Les artistes cessèrent tous de créer, ne trouvant plus d’inspiration. Le mensonge et la rumeur paralysaient les cœurs, à toutes les heures.

Un enfant, triste de ne plus voir voler les papillons du soleil qu’il aimait tant attraper puis relâcher après les avoir dessiné, prit son épuisette et se mit à attraper les mensonges et les rumeurs au vol. Il les dessina afin de les afficher sur les murs de la tour de Babel. Le lendemain, les animales baissaient tous leur tête, peu fiers d’avoir menti sur leurs frères. Plus personne ne se parlait, chacun replié sur ses tords. Un papillon du soleil, ami de l’enfant à l’épuisette, voyant ses ailes devenir grises, approcha l’oreille du premier menteur et lui dit : si tu veux rétablir la paix à Babylone afin que ton ciel redevienne bleu, il suffit que tu te montres plus intelligent, tout comme tu as su te montrer plus vicieux. Déjà, propose que ces toits soient des lieux de création collective avec une occupation divisée à égalité de temps et avoue que les leçons du mensonge et de la rumeur sont le pleur des cœurs et le trouble de la paix. Tu serras ainsi pardonné et auras la gloire de celui qui aura su redonner un ciel bleu aux fenêtres de Babylone.

En un éclair de temps, l’enfant courait derrière les papillons de soleil. Et de son sourire harmonieux fut créé le concept de vérité, haut lieu de bonheur et de paix.



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