Mars 2005
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Je me souviens

Ménil mon temps zdagzdagologique

Je t’imagine
mercredi 5 janvier 2005.


Perché sur les toits de la cité de babylone, un vieux peintre passait son temps à dessiner les paysages alentour. Aujourd’hui, les gens appelent cela le quartier. Son nom Ménilmontant. Depuis le temps, il l’avait peint des centaines de fois. Sur chaque tableau, le Ménil était différent. Il avait évolué avec son temps. Le vieux peintre savait qu’il ne lui restait pas assez de temps dans sa vie pour peindre les ménils qui suivront. Il a donc décidé, afin d’achever son oeuvre, d’élaborer deux jolis tableaux :

Sur le premier, "voici un Ménil, bien sur imaginaire, qui ressemble à ce que je souhaiterais pour les alentours de ma cité Babylonienne". Ce Ménil connait de multiples cafés où se rencontre des gens venant de divers villages. Dans certains de ces bistrots, on peut encore déguster l’âme de l’ancienne France - fromages, vins rouges, charcuteries et accordéons. On peut se laisser bercer par des bals sans fin, et danser avec tous le monde à toutes les heures - même parfois en débordant sur le boulevard dehors. Dans d’autres cafés, tenus par des personnes venues d’autres villages, on peut découvrir des spécialités d’ailleurs, des musiques en voyage et des accents en ballade. Les gens viennent au café pour faire des rencontres, pour déjeuner, pour apprendre des autres et donner un peu de soi. Sur ce tableau, Ménil est un quartier qui sait se différencier.

Sur le second, "voici le Ménil délaissé par son temps. Celui qui sera surement". On peut y voir des immeubles luxueux. plus de passants - ou alors juste des touristes s’en allant au Père Lachaise. Le boulevard est très moderne : lampes et gravier blanc. Tout se ressemble, et tout ressemble aux quartiers d’ailleurs. Ménil n’est plus que le nom d’une station de métro.

Les tableaux achevés, il les nomma "Ménils mon temps". Le vieux peintre, après cela, n’avait plus trop de force pour peindre. On ne lui donnait plus que 2 ou 3 ans. Il s’en alla aux portes de la cité de babylone, exposer ses tableaux. Quand la nuit tombait, il se mettait à chanter : Ménils mon temps, mais oui madamme, c’est là que j’ai trouvé mon coeur, c’est là que je viens retrouver ma flamme, toute mon âme, tout mon bonheur"... Il chantait la nuit dis t’on, pour que L’étoile du berger reste lumineuse à jamais.



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