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Les oiseaux chantent

Liberté zdagzdagologique

J’écris ton nom
samedi 18 décembre 2004.


Depuis la nuit des temps, dans la cité de Babylone, les grands symbolisent la liberté, comme de petits enfants, par une image facile à retenir : la déstruction des chaines de l’esclave. Un homme seul, retranché dans une maison de bois au fond de la forêt, hésite depuis tous temps, à venir troubler le repos de la facilité intellectuelle des humains de babylone.

Il explique, parfois en vain - car les Hommes se disent aveuglement les choses qui les arrange, sans vraiment le savoir - que la liberté est bien plus dure à atteindre que la simple délivrance de chaines imaginaires. Le vieux sage de la forêt raconte sa vision qu’aux petits. Il refuse de parler aux grands aveugles, pour ne pas les choquer dans leur arrangement moral, au risque de détruire leur bien-être actuel, construites avec soin, par eux et pour eux. Il ne parle qu’aux petits car il éspère, que l’un d’eux, devenu grand, viendra un jour lui dire, avec l’expérience de la vie, si ce qu’il pensait être juste l’était ou pas.

"L’Homme libre", dit-il, "ne peut pas croire à la fatalité du destin. L’Homme libre sait que tous ce qui lui arrive est le résultat de ses propres actes. Au moins par moitié. Et comme aucun Homme n’est parfait, et si un de ses actes le rend malheureux, c’est qu’il doit travailler afin que cette situation ne se reproduise. Il doit se remettre en question et assumer envers lui même et les autres, dans la plus grande nudité de ses faiblesses, le résultat de son action. Grandir, libérer de la facile pensée qu’on est responsable de rien, si ce n’est de penser que tout est fatale déstiné. Libre, c’est savoir accepter sans barrières, nos erreurs, nos responsabilités et nos peurs".

L’homme de la montagne ajoute toujours à la fin de son explication, que "l’Homme libre est libre s’il accepte des autres leur propre liberté : chacun sait ce qui est bon pour lui, chacun est libre de choisir sa propre définition du bonheur. Personne ne peut prétendre connaitre ce qui est bon pour l’autre".

"Chacun" finit-il toujours, "est libre de choisir s’il veut être libre. Mais ce n’est pas une mince affaire selon moi". "Et vous, vieux monsieur de la montagne, êtes vous libre ?", demanda un enfant plutôt attentif. "Sachez jeune garçon, que souvent la vérité qu’on prend pour vraie, est celle qui nous arrange. Ainsi, par arrangement entre moi et moi, je pourais te répondre oui. Seulement, sache petit, que la définition de la liberté que je viens de te donner est la mienne. Je la respecte avec la plus grande des convictions. Ainsi je suis libre selon moi et je n’entend pas prétendre mieux". Le plus petit des enfants qui n’etait pas le plus sage, demanda les yeux brillant de compréhension : "C’est pour cela que vous ne parlez jamais aux grands" ? Le vieux, déjà sur le chemin du retour, fit un signe souriant de la tête, en lui donnant un petit coup de canne sur les fesses et s’en retourna dans sa maison de bois.



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